Musique · 1 octobre 2026
A Place of My Own — Alicia Keys
Je me souviens être immédiatement tombé amoureux de cette chanson.
Quand Alicia Keys l’a interprétée pour la première fois en public, elle a mis des mots sur quelque chose qui m’accompagne depuis très longtemps :
“Looking for a place to call my own.”
J’ai toujours été en mouvement.
J’ai vécu à différents endroits, je suis parti, revenu, recommencé ailleurs. Et derrière tous ces déplacements, il y a toujours eu cette même envie : avoir enfin un endroit que je puisse vraiment appeler le mien.
Pas simplement un appartement.
Pas simplement une adresse.
Un endroit que j’aurais réellement choisi.
Quand j’y pense, beaucoup de choses que j’ai obtenues dans ma vie l’ont été sous une forme de contrainte : le temps disponible, l’argent que j’avais à ce moment-là, l’urgence, les circonstances, ce qui était possible plutôt que ce que je voulais vraiment.
Même aujourd’hui, l’appartement dans lequel je vis ne me correspond pas vraiment. J’ai envie d’en partir. Et cette vieille recherche est toujours là.
Trouver un lieu dans lequel je ne me sentirais pas simplement installé, mais chez moi.
C’est probablement pour cela que A Place of My Own me touche autant.
Parce que derrière l’idée d’une maison, j’y entends quelque chose de beaucoup plus grand : la possibilité de construire une vie qui ne soit plus seulement une adaptation aux circonstances.
Un espace à soi.
Une vie à soi.
Quelque chose que l’on n’occupe pas par défaut, mais que l’on a choisi.
Et ce qui est étrange, c’est qu’en réécoutant cette chanson aujourd’hui, je ne l’entends plus exactement comme à l’époque.
À l’époque, j’entendais surtout la recherche.
Aujourd’hui, j’entends aussi tout ce qu’il reste encore à construire.